Vous êtes ici

ESPE de Bretagne : le public en reprise d'études

Credits : ESPE Bretagne

L’ESPE Bretagne organise des réunions ouvertes aux personnes en reprise d’études pour les informer et les accompagner dans leur démarche d’accès au métier de professeur des écoles. Nous avons interviewé Margot Quétier, à l’initiative de cette action, à la fin de la première réunion qui a eu lieu le 20 janvier dernier.

Pourquoi avoir mis en place une information spécifique destinée aux personnes en reprise d’études ?

Pour deux raisons, la première est d’ordre organisationnel. Nous sommes trois dans le service et nous recevons très fréquemment des demandes par mail pour des renseignements avec des questions en lien avec les projets personnels. Nous faisons du conseil-orientation au cas par cas, ce qui nous amène pour certains à prendre contact par téléphone ou à nous rencontrer en fonction de la complexité de la situation.  Cet aspect de conseil, d’information, prend du temps, ce qui nous a conduit à réfléchir pour l’organiser de façon plus efficace en proposant ces rencontres collectives.

La deuxième est plus d’ordre relationnel, le fait de réunir les individus, le fait de partager, d’être avec d’autres, permet de rompre l’isolement dans leur démarche. Par ailleurs, ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas les seuls à avoir un parcours atypique. Cela permet de dédramatiser la situation tout en mettant un premier pied à l’ESPE. Au final, je pense que c’est plutôt motivant pour les personnes.

La réunion a-t-elle répondu à votre attente ?

Oui, nous avons accueilli douze personnes et la réunion a été plus longue que prévue. Elle s’est déroulée sur trois temps : une présentation générale, des questions/réponses collectives, des conseils individualisés en petits groupes. Cette dernière partie était très attendue, car il y a une vraie attente sur le conseil. Pour les personnes en recoNversyo, cela leur permet de gagner beaucoup de temps par rapport à une démarche en autonomie.

Nous allons mettre en place une réunion par mois au sein de l’ESPE, car les demandes nous arrivent maintenant tout au long de l’année.

Quel est le rôle de votre service au sein de l’ESPE ?

Il me semble que le rôle du service, voire même de l’ESPE, est de faire connaître le champ des possibles et de l’élargir. Souvent les personnes arrivent avec l’idée de faire un master par la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour devenir enseignant. En étudiant leur parcours, on s’aperçoit que plusieurs chemins s’offrent à eux (master, troisième concours…). Nous leur donnons toutes les informations et ils prennent alors leur décision.

L’ESPE a une position inter-universitaire privilégiée, on a ainsi un regard de neutralité sur l’ensemble de l’offre de formation sur les métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation. On connaît les possibilités offertes par la pré-professionnalisation. Cette expertise nous permet de donner des conseils adaptés à chaque situation.

Quelle part représente ce public au sein des formations à l’ESPE ?

Il représente à peu près 20 % des étudiants dans le master premier degré (professeur des écoles). Le chiffre varie bien sûr selon les mentions et dans la mention PIF (pratiques ingénierie et formation), il peut atteindre les 100%.

On s’intéresse aujourd’hui à ce public d’une façon plus qualitative, en terme d’informations et de suivi.

A ce propos, y-a-t-il un parcours spécifique pour ce public ?

Non, en dehors de la préparation aux concours qui est un dispositif spécifique, les étudiants en reprise d’études suivent la même formation que les étudiants issus de licence.

La prise en compte de ce public est à faire évoluer. Les enseignants que je rencontre de façon informelle me disent qu’ils sont sensibles à ces personnes, car ils ont une expérience, parfois même en tant qu’enseignant, qui est intéressante en terme d’échanges de pratiques. Ils ont une maturité, une motivation, cette mixité est enrichissante dans les deux sens.

La cellule formation continue de l’ESPE de Bretagne est dirigée par Margot Quétier, assistée de Séphora Byzery et Marie Rialland.